24/02/2004JohanMoi j'ai deux meilleurs amis et j'ai de la chance car ils sont vraiments cools; il y a Chris (que j'apelle aussi Christina) et il y a Johan. Quand on parle de lui avec Chris on dit "La grosse putain de Johan" et quand je parle de Chris avec Johan on dit "Cette grosse pute de Chris". Je me demande comment ils disent quand ils parlent de moi ??
Aujourd'hui je vais vous parler de Johan car avec lui j'ai une relation très fusionnelle et on peut dire qu'il a contribué à ce que j'apelle "ma re-naissance".
C'était un samedi et avec Chris (que j'apelle aussi Christina) on s'était donné rendez-vous au PC (je dirai pas le nom de la boîte tellement j'ai honte d'avoir passé autant de temps las-bas) (On va dire que c un peut comme l'half à Mons, càd un endroit que les habitués trouvent chaleureux mais où il faut pas aller pour rencontrer l'homme de sa vie) (Celà dit n'allez pas croire que je suis un habitué de l'half!!!)
Julien venait de partir vivre à Paris et je venais d'ouvrir le magasin à Mons dans le cadre de mon nouveau travail. C'était l'époque où j'avais envie de tourner la page et de penser un peu à reconstruire ma vie.
Donc on était PC et je buvais comme un trou dans cet endroit mytique où j'avais embrassé Julien pour la toute première fois. (mais ça c'est pas important)
A un momment un mec est entré acompagné de deux femmes, comme d'habitude j'ai fait l'indifférent mais sous mes lunettes Dior mes yeux ne pouvaient se détacher de ce grand mec tout mince.
J'ai dis à Chris: "Il a un style ce mec"
et Chris a dit: "t'es fou?? c'est une folle t'as vu comment il danse?"
(cette salope de Chris a toujours fait sa jalouse toutes les fois où je me suis intéressé à un mec)
- Bhein quoi il a l'air marrant, j'irais bien le trouiller...
- Pfff laisse tomber, les folasses on en a fait le tour, en plus qué gène , il a amené sa mère.
- Ha c'est sa mère?
Elle n'arrêtait pas de me faire signe pour que j'aille accoster son fils. Et finalement je me suis approché et j'ai même pas voulu lu parler; direct j'ai été pour l'embrasser.
Lui il s'est écarté: "hééé on se connait même pas"
Chris a rigolé: "ha ahahahha tu t'es fait refouler par une folasse"
- Pfff dans une demi heure je l'aurai! conasse! Je vais lui faire mon regard de feu! (ridicule ce que je lache quand j'ai bu...)
Et comme de juste, sur la banquette, dix minutes plus tard.... (pas la même banquette que celle où Julien m'a embrassé pour la première fois évidemment, j'ai quand même de la décence)
Alors on a fait connaissance, je l'ai ramené chez lui et on s'est revu le lendemain. Je sais pas trop comment qualifier notre relation du début car c'était un peu bizarre. On sortait pas ensembles, on se voyait on chouchait, et puis un soir chez Lindsay...
Alors on a eu une discussion, moi je "sortais" avec Arnaud pour récupérer Julien et lui ce qu'il voulait s'était s'entourer d'amis homos pour se trouver lui-même. Ni lui ni moi n'étions prêts à vivre une relation stable.
On allait devoir calmer nos hormones. Et c'est ce qu'on a fait!!
A l'époque on se retouvait tous chez Lin après le travail, on buvait du gin j'usqu'à 3 heures du mat et le week-end on sortait.
C'était la débauche totale, au PC ils nous on jettés, on se soulait la gueule, on ambrassait des mecs à trois on se touchait devant tout le monde...
Alors est allé à Mons (car je travaille las-bas) et on a découvert l'half. La première fois ils ont tellement été choqué qu'on s'est retrouvé avec une réputation de putes-drogués-alcooliques (pute c'est pas vrai) alors comme ils étaient pas cool et qu'en plus c'est des paysans on s'est tirés de là et on a découvert l'Apollon (a Tournai).
Et là ça a été génial!! Au début personne ne pouvait nous voir. On nous trouvait "péteux". Peut être à cause du bronzage, de nos fringues ou de mes lunettes Chanel. Ou alors c'est parce qu'on ne buvait que du champagne. Je sais pas, mais petit a petit on a connu tout le monde et on nous a même donné une place de parking réservée à côté de l'entrée.
On a vraiment passé des samedis de feu, la première répétition de mon annif, la deuxième répétition, puis carrément mon annif et plein d'autre soirées.
Je me souviens même qu'en rentrant un dimanche matin on a du aller voter à la comunne, pétés comme des chiens.
C'était une époque géniale, le vendredi Half, le samedi Apollon et le dimanche Cabaret.
La semaine on bossait et quand Johan a été viré de chez Jean-Louis David, je l'ai engagé au magasin. On a signé son contrat chez lui en fumant un joint.
Johan m'a aidé à oublier Julien, il m'a montré que je valais mieux et que je suis quelqu'un de "bien". Il m'a aussi appris à être moi-même et à me foutre de l'avis des autres. Il m'a rendu plus fort.
On est dans le même trip tous les deux.
Après l'été on s'est un peu calmé, on a changé de comportement en boîte. Il a rencontré Jérem et moi j'ai rencontré Sully.
On prend toujours de la coke en cachette de nos hommes le week-end et on s'arrange pour être ensembles le plus souvant possible.
Moi je m'occupe aussi beaucoup de Chris (que j'apelle aussi Christina) car le pauvre coeur n'a pas de mec alors ça le met dans une position un peu différente de la notre. Et puis, j'ai pas envie qu'il oublie combien il est important pour moi.

Johan et Sully

Chris (que j'apelle aussi Christina) 08/02/2004C'est dimanche et il pleut...Celle salope de Martine (du siège) fait chier tout le monde sauf moi, même Jean-Michel a décider de la zapper. Elle s'est battue au téléphone avec Vaness et s'en est plainte à Stéphane.
Moi depuis que le lui ai jetté un sors au mois d'octobre pour "qu'elle cesse de m'importuner et que son influence soit figée dans la glace" je n'ai plus de problème.
Pour le moment j'en ai un peu marre de mon travail, c'est toujours pareil en plus jeudi il y a la réunion a Paris. Je vais encore me faire chier.
Vivement l'été que les bos mecs ressortent leurs fringues moulantes pour faire du genre dans la rue. Ca nous occupera Johan et moi. 05/02/2004Dis le moi tout bas...Ca y est, le jour que j'avais tellement attendu est enfin arrivé!
J'ai revu Julien officiellement rien que lui et moi mardi. Hormis quelques mails très superficiels, on avait plus vraiment eu de discussion en tête à tête depuis ce jour de décembre 2002 où il m'a dis au téléphone qu'entre nous c'était réellement terminé.
J'ai raté le premier train et je pensais qu'il me ferait la gueule car je sais qu'il n'aime pas se lever pour rien.
Mais non! Julien m'a acceuilli avec un grand sourire sur le quai de la gare de Marne-la-Vallée mardi matin.
Son appart à la Boiserie est exactement comme je me l'étais imaginé.
Les murs sont remplis de photos de tout le monde, des gens auxquels il tient mais qu'il n'a pas vu depuis des siècles et des autres qu'il aura oublié dans un an ou deux. La petite pièce de séjour qu'il partage avec 3 autres filles est décorée avec des objets qu'il a récupérés et pour lesquels il a imaginé une utilité bien précise, comme lui seul à l'art et la manière de le faire.
Il me commente ses albums photos (mais ça je m'y attendais) et me fait remarquer que la carte que je lui ai envoyée à Noël est posée sous leur sapin le jour où il pose avec ses amis et surement un ou deux de ses exs.
Comme je refuse de voir celles qu'il a prises à Oostende, il me rassure en me répétant qu'il ne m'a jamais trompé. Même si je me suis efforcé d'oublier cette période, ça fait tout de même plaisir à entendre. (N'empêche je me demande si c vrai) (Bhaa toute manière j'en ai rien à foutre)
Il commence à rouler tandis que je termine un premier rail de coke (je n'aime pas arrviver chez les gens les mains vides).
Je l'entraîne dans le séjour, car sur son lit notre proximité fini par me rendre mal à l'aise. Je demande à boire et Julien me sert dans son verre perso (il a toujours eu un verre perso), ici c'est un splendide gobelet fée clochette auquel il tient plus que tout. C'est trop d'honneur! Je suis tout ému. Il me dit: "tu es le seul que j'autorise à boire dedans." Ho c'est trop...
Sur la table je remarque l'encensoir en bois que je lui avait offert pour la St Valentin il y a deux ans.
"Qu'est-ce que tu croyais?" me dit il, "tu sais, j'ai tout gardé et je porte même toujours tes caleçons Dim."
(C'est donc lui qui les a !)
Ce que je croyais c'est qu'il avait tout simplement fait une croix sur moi.
Et lorsque je me disais: "Je sais que je ne me trompe pas, que quelque part au loin las-bas, il pense encore à moi..." Je me disais que c'était peu probable et que je me faisais des films.
Mais non, au fur à mesure de la conversation j'apprends que souvent, le soir lorsqu'il se couche, il pense à moi et que l'autre jour il est même entré dans la chambre que nous avions occupée au Santa Fe en octobre 2001 lors de notre petit week-end en amoureux.
Le shit nous a complètement pété et la coke vide nos coeurs de tout ce que nous avons envie de nous dire. Julien se souviens de plein de trucs, de notre rencontre, de notre première fois, de toutes les annecdotes et de tous les délires qu'on s'est pris à deux.
Parfois sa voix tremble un peu et je sens qu'il cherche en vain à croiser mon regard. Malgrés tout ce temps notre complicité est restée intacte.
Je ne lui pose aucune question, il n'y a rien (plus rien) que je veuille savoir en particulier alors je le laisse tout simplement me parler. J'écoute mon ex et je me souviens à quel point inimaginable je l'ai aimé.
"C'est pas que je regrette, hein, (notre rupture) mais.. Je sais pas..."
Moi non plus je ne la regrette pas notre rupture, mais moi je sais..
Je sais qu'une rupture c'est plus facile à vivre quand les deux personnes ne s'aiment plus. Mais ça je ne lui dis pas! De toute manière il doit certainement se le dire le soir quand il pense à moi avant de s'endormir.
Et puis je suis seulement venu le voir, simplement! Strictement surtout! Même si tout à l'heure dans sa chambre j'ai senti qu'il avait envie.
On termine la journée par un petit tour dans le parc et il me raccompagne à la gare. On est tous les deux en pleine descente. Surtout, il ne faut pas que je l' embrasse au momment de se dire aurevoir.
On se sépare et je descend l'escalier mécanique vers le quai. Je m'oblige à ne pas me retourner malgrés l'envie de lui lancer enfin un vrai regard avec toute l'émotion que j'ai l'art d'y mettre et malgrés le vent dans mes cheveux qui rendrait cet instant encore plus hollywoodien.
Je m'endors dans le train qui, à plus de 200 km/h, me ramène à mon présent à la réalité et à Sully
J'ai passé une journée "thérapeutique" vraiment cool mais qui néanmoins, me laisse comme un gout de trop peu.
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| Pendant tout le temps que nous nous sommes aimés, il me répétait souvant que si un jour je le quittais, quoi que je fasse et où que je j'aille, à chaque fois que je regarderais derrière moi il serait là.
Ce qui me touchait le plus dans ces momments là, c'est le ton grave qu'il mettait dans sa voix. Mais je riais aussi un peu tout bas car je savais bien, moi, que pour rien au monde je ne l'aurais quitté...
AVEC:
Julien (1-2) ; Lorie (3) ; Johan (4) ; Chris que j'apelle aussi Christina (5) ; Sulleyman (6-7-8) ; Fabrizzio (9) ; Arnaud (10)  |