16/02/2006La possibilité d'un îleIl y a quelques semaines, j’ai rencontré N.
Il faut être honnête, j’avais flashé sur lui, sur la perfection inouïe de son corps et la maîtrise parfaite de son image. N semblait tout droit sorti d’un casting Falcon, c’était impressionnant et si il faisait semblant de ne pas le savoir ce n’était pas seulement par besoin de reconnaissance, car ce qui le préoccupait le plus lorsque nous nous sommes connu, c’était de rester accessible.
Je pense que N savait l’attraction que peut susciter un mec inaccessible lorsqu’il se rend accessible mais je pense aussi qu’au moment où nous nous sommes connu, N se trouvait face à un carrefour et que par conséquent sa démarche était honnête.
Lorsque je l’ai aperçu, je ne savais pas vraiment ce que j’allais chercher en lui ni d’ailleurs ce que j’allais trouver, tout ce dont j’étais sûr c’est qu’il fallait que je le connaisse alors je l’ai pris comme un jeu car c’est la règle numéro 1: pour ne jamais rien regretter il faut toujours que ça reste un jeu.
La règle numéro 2 bien sur, c’est de ne jamais montrer à un mec inaccessible l’impact qu’il provoque. Car d’une part il est inaccessible par définition ( ou carrément par comparaison d’ailleurs) et d’autre part au nom de quoi j’irais supplier quelque’un qui en toute objectivité ne pourrait pas m’être essentiel puisque je ne le connais même pas.
C’est sur cette base que nous avons fait connaissance car je trouvais ça beau de se rencontrer gratuitement, de pouvoir laisser libre cours à sa curiosité de connaître l’autre, de se laisser envahir par l’envie d’en savoir toujours plus et de voir tout ce qui le rend unique sans jamais rien n’attendre ni devoir lui donner.
Nous nous sommes découverts au fil de nos longues conversations, je pouvais l’écouter des heures sans jamais me lasser, c’était pas le genre de mec chiant à s’intéresser à la guerre en Irac et en même temps on pouvait débattre des heures au sujets de ce qui pouvait paraître superficiel pour bon nombre de gens mais qui pourtant était si vrai.
Un jour il a voulu savoir si il m’attirait, j’ai répondu que de toute manière la question ne de posait pas car il était bien trop beau pour moi et que de toute manière pour un tas de raison ça ne nous mènerait nul part. Il m’a fait promettre de ne plus jamais dire ça et c’est là qu’il m’a dit qu’il avait envie de se perdre dans mes yeux qui semblaient à la fois si tristes et si forts.
J’ai fait la sainte nitouche mais en réalité ses mots résonnaient en moi et je me suis surpris à suivre un par un les pas qu’il faisait vers moi.
Et c’est là que j’ai compris ce qui nous attirait l’un vers l’autre; bien sur je trouvait ce mec exceptionnellement beau mais en réalité ce qui nous rapprochait c’est que je voyais en lui exactement ce qu’il voyait en moi: une possibilité, une réponse. Une clé providentielle née du hasard de notre rencontre, qui nous donnerait les bonnes raisons et les moyens d’effacer chacun notre vécu, d’oublier nos regrets et de pouvoir tout recommencer l’un avec l’autre.
Un peu comme le crossover d’une série télé à la fin d’une saison quand tout se termine et se retrouve prêt à entamer la saison prochaine avec les mêmes personnage mais envisagés autrement.
Quand il m’a dit ‘je t’aime’, à mis chemin entre l’océan qui nous séparait, j’ai su que pour la première fois, si j’allais plus loin je ne reviendrais plus sur mon passé, et je suis persuadé que c’était pareil pour lui.
Paradoxalement, j’aurais été absolument incapable de prendre cette décision et s’ il n’avait pas décidé de suspendre la question, (certainement pour les mêmes raisons), je ne sais vraiment pas ce que j’aurais fait.
Johan m’aurait dit de foncer ‘espèce de fou’ , Lorie aurait été plus partagée, quant à moi j’aurais certainement ressenti le besoin de monter à Paris…
12/02/2006Don't 'Chou'Baby
Ladies
Fellas
Are you ready ?
Let s dance
Baby (ooooh)
I know you like me (I know you like me)
I know you do (I know you do)
That s why whenever I come around
He s all over you (she s all over you)
I know you want it (I know you want it)
It s easy to see (it s easy to see)
And in the back of your mind
I know you should be fuking me (babe)
Don t cha wish your boyfriend was hot like me ?
Don t cha wish your boyfriend was a freak like me ?
Don t cha
Don t cha
Don t cha wish your boyfriend was raw like me ?
Don t cha wish your boyfriend was fun like me ?
Don t cha
Don t cha
Fight the feeling (fight the feeling)
Leave it alone (leave it alone)
Cause if it ain t love
It just ain t enough to leave my happy home (my happy home)
Let s keep it friendly (let s keep it friendly)
You have to play fair (you have to play fair)
See I don t care
But I know he aint gonna wanna share
Don t cha wish your boyfriend was hot like me ?
Don t cha wish your boyfriend was a freak like me ? (like me)
Don t cha (don t cha baby)
Don t cha
Don t cha wish your boyfriend raw like me ? (raw)
Don t cha wish your boyfriend fun like me (big fun)
Don t cha
Don t cha
I know I m on your mind
I know we d have a good time
I m your friend
I m fun
And I m fine
I ain t lying
Look at me sh**
You ain t blind (you aint blind)
I know I m on your mind
I know we d have a good time
I m your friend
I m fun
And I m fine
I ain t lying
Look at me sh**
You ain t blind
I know he loves you (I know she loves you)
So I understand (I understand)
I probably be just as crazy about you
If you where my own man
Maybe next lifetime (maybe next lifetime)
Possibly (possibly)
Until then no friend possibly
Don t cha wish your boyfriend was hot like me ?
Don t cha wish your boyfriend was a freak like me ?
Don t cha
Don t cha
Don t cha wish your boylfriend was raw like me ?
Don t cha wish your boyfriend was fun like me ?
Don t cha
Don t cha
06/02/2006Gunther
Au momment même où je garais ma voiture sur le parking du HQ pour participer à ma première réunion retail, Gunther, toujous en avance, commérait joyeusement dans la salle de rénion avec ses gentilles collègues flamendes. Heureux et fort de se sentir écouté par des filles certes un peu simplettes, mais tellement enthousiastes de fréquenter dans le cadre de leur travail un mec gay.
Oui, ce jour là Gunther se sentait détendu et alors que l'ascensseur m'amenait au 7èm, il se surprenait même à surmonter sa timidité pour exposer son avis sur untel ou unetelle, et d'ailleurs, à certains momment de leur conversation il parvenait parfois à fixer du regard ses interlocutrices avides d'annecdotes sur sa longue expérience en management.
Dans ces momments là, Gunther se sentait heureux et fier de pouvoir enfin profiter de ces trop rares momments de reconaissance que la vie semblait si souvant lui refuser. Il était le meilleur, le seul capable d'assumer les plus lourdes responsabilités.
Mais ce jour là, Gunther à senti que quelquechose venait contrarier cet ennivrant statut de supériorité. Je l'ai sentit dans le regard qu'il m'a lancé entre l'instant qu'il m'a fallut pour pénétrer dans la salle de réunion avec mon petit tee shirt rose et mes lunettes dior, et celui où je me suis assis sur la seule chaise que le soleil parvenait à éblouir à travers les persiennes.
Oui, je pense que dès le premier jour Gunther m'a détesté. Et lorsqu'on nous nous sommes revus deux mois plus tard et que je venais d'hériter du plus gros budjet national j'ai compris qu'il était devenu mon ennemi...
Chaque fois que nous avons le plaisir de nous voir je sens me fusiller le regard dédaigneux de Gunther, et biensur je ne manque jamais d'atiser sa haine par un comportement arriviste et superficiel que j'aime tant entretenir.
Toutefois, ce cher Gunther vient de marquer un point en remportant par un étrange concours de circonstance quelque chose que je convoitait et que je m'étais promis de remporter: Le premier prix du concours européen Lévis, à savoir, un voyage pour deux personnes à Las Végas que je devais effectuer avec Johan. En d'autres termes, je viens de perdre un délire absolument sans précédant et tout ça au profit de ce sale petit simplet!
La vie décidémént est vraiment ironique: Dans ma vie, tout ce que j'ai perdu, c'est toujours un mec comme Gunther qui l'a ramassé...
Mais si l'amitié ca s'entretient...l'inimitié encore plus...
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| Pendant tout le temps que nous nous sommes aimés, il me répétait souvant que si un jour je le quittais, quoi que je fasse et où que je j'aille, à chaque fois que je regarderais derrière moi il serait là.
Ce qui me touchait le plus dans ces momments là, c'est le ton grave qu'il mettait dans sa voix. Mais je riais aussi un peu tout bas car je savais bien, moi, que pour rien au monde je ne l'aurais quitté...
AVEC:
Julien (1-2) ; Lorie (3) ; Johan (4) ; Chris que j'apelle aussi Christina (5) ; Sulleyman (6-7-8) ; Fabrizzio (9) ; Arnaud (10)  |